Venez découvrir le mystère des RUNES !

Introduction

 1) L'empire indo-européen

L'empire indo-européen a gouverné notre continent au début de notre ère et a véhiculé une culture commune à beaucoup de peuples. En Scandinavie, cette culture est restée pratiquement inchangée durant des siècles, grâce à la rareté des invasions. Une mythologie s'est développée avec des légendes et des poèmes scaldiques et eddiques (sagas scandinaves). Les runes sont nées également dans ces contrées nordiques.

 2) La mythologie scandinave : la résistance

Durant des siècles ces pays ont gardé le paganisme comme leur seule religion. Mais le christianisme est venu... et, par la force, cette religion monothéiste s'est imposée et a remplacé, aux mêmes dates, les fêtes "païennes" par des fêtes chrétiennes.
D'ailleurs, on remarque une démarche similaire dans les autre pays. Souvenons-nous de la grande fête du solstice d'hiver qui est devenu la fête de Noël, et les fêtes du solstice d'été qui sont devenus la fête de la Saint Jean... Et qui peut oublier les persécutions des sorcières et des hérétiques...
Mais le froid, ça conserve... Et la mythologie scandinave n'a ainsi jamais été anéantie. Les runes ont permis de transporter cette mémoire, et des pierres runiques se sont érigées.
Durant des siècles ces pays froids ont conservé le paganisme, plus tard remplacé par le christianisme. Mais là-bas, on se souvient encore : de nombreuses pierres ont été érigées et les runes y ont été gravées.
Après le XIVème siècle, les maîtres runiques ont été obligés de se cacher, et le secret des runes s'est gardé sans se montrer.

 3) La mythologie scandinave : le renouveau

Si aujourd'hui on connaît mieux la mythologie grecque que la mythologie nordique, pourtant plus proche de nous par son origine, depuis quelques temps, on ressent le besoin de retrouver nos vraies racines (le celtisme, notamment).
C'est vers 1980, qu'il y a eu une reprise de la runologie. La divination explosant (l'astrologie, les tarots, le Yi-King), les runes sont apparues comme un moyen idéal, car chaque rune représente une divinité. Malheureusement, le retour vers ce mystère des runes a tardé à cause d'un dictateur bien connu... En effet, Hitler est venu pillé dans ces symboles millénaires pour sa doctrine : la croix gammée n'est autre que le svastika indo-européen, le S de "ss" est la rune "sigel"...
De plus, Tolkien, grand philologue anglais, s'est basé sur cette culture pour créer un univers mythologique original. Son roman le plus célèbre est "le seigneur des anneaux", qui a donné naissance aux jeux de rôles, et aux romans médiévaux-fantastiques. Mais il a surtout su exploiter les mythologies nordiques et les légendes anglo-saxonnes pour inventer une vraie mythologie, grandiose et complète. Et l'on peut alors sentir le bien spirituel que cela nous apporte, car chaque légende permet une certaine évasion et une remise en question de soi dans notre propre vie.

I Les runes,
mystère d'hier

 1) Origine des peuples de l'Europe du nord

L'étude de l'origine des runes passe obligatoirement par la compréhension des invasions et migrations des peuples qui ont laissé les traces de leur utilisation. Au début de notre ère, l'empire germanique était tellement présent que les historiens parlent d'une vraie culture indo-européenne. De la Mer Noire à la Scandinavie, on trouve une culture qui se ressemble, grâce au commerce qui diffuse les objets de tous les pays.
Les Teutons, l'une des plus anciennes peuplades germaniques peut apparaître comme la principale source de l'expansion de cette culture. Mais, un peu plus tard, nombre de tribus s 'est formé, en raison notamment de l'étalement géographique assez impressionnant. Les plus connus sont les Angles et les Saxons, les Frisons, les Francs, les Alamans, les Burgondes, les Vandales, les Lombards, Les Goths, les Gépides... Mais, du fait du nombre trop restreint de runes gravées (généralement, elles étaient gravées dans du bois ou de la pierre), il est encore actuellement difficile de savoir quelle en est l'origine exacte. Surtout, il faut savoir que les Romains les dénommaient sous le terme de barbares et qu'ils ne voyaient en eux que des guerriers. Pourtant, Tacite, un Romain, a étudié les Germains (*) et a permis d'avoir des informations sur leurs activités religieuses et rituelles.
Avec la chute de l'empire romain, les principales invasions (ou migrations) des Germains se sont effectuées dans toute la partie Nord de l'Europe. C'est vers le IVième et Vième siècle que la Grande-Bretagne reçut comme envahisseurs les Saxons (à cette époque des tribus celtes y étaient implantées, notamment les Pictes et les Scotts), porteurs de leur savoir sur les runes. D'ailleurs, la légende du Roi Arthur relate cette histoire et l'on verra les liens qu'il peut y avoir avec cette légende et les runes elles-mêmes. Puis, de 750 à 1050, les Vikings ont semé aussi leur religion, grâce à leurs invasions (pour la France, il y a eu la Normandie), mais surtout grâce à leur commerce, naviguant jusqu'au Moyen Orient.
Pour ces peuples germains, la guerre faisait bien évidemment partie de leurs activités, mais la religion avait également une place importante, comme on peut le voir sur les objets d'art sculptés. Les rituels, considérés par les Romains comme primitifs, sont tout de même remis à leur juste valeur par Tacite (*).
En ce qui concerne la Scandinavie, il y a eu un premier établissement d'une peuplade indo-européenne, et il y a eu si peu d'invasions par la suite que le savoir runique s'est conservé et s'est développé, jusqu'au XIVème siècle (la religion chrétienne s'est imposée violemment, obligeant les religions issues du paganisme à tomber dans l'oubli). Mais, grâce aux récits scaldiques et eddiques (de Scandinavie et d'Islande), on a gardé des informations sur les runes.

 (*) Tacite, La Germanie, page 76 notamment.

 2) Mythologie nordique

Comme nous le verrons, les runes ne sont pas qu'un alphabet, car elles représentent des divinités issues des mythologies nordiques. La mythologie la plus connue et la plus utilisée est la mythologie scandinave, bien qu'il y ait souvent de grandes différences entre les différents récits. L'Edda (*) en est la source la plus importante.Tout commence par la création du monde. Il y avait un énorme gouffre, constitué de deux précipices (le monde des glaces et le monde du feu). L'eau et les étincelles sortant des deux abîmes, Bor, le premier dieu naquit. De lui, il y eut trois autres dieux (Odin, Vili et Vé), qui, grâce à la dépouille de Ymir, géant de l'aurore des temps, constituèrent le Monde.
Tout comme Atlas supportant la voûte céleste, il y eut un pilier pour soutenir le monde, un arbre qui se nommait Ygdrasil. Et dans cet arbre, nombre de créatures vivaient, telles les dieux et les géants. En fait, cet arbre renferme tout ce qui vit sur Terre, symbolisant par des êtres tout le monde vivant. Trois fontaines alimentaient l'Arbre. Autour de l'une des trois vivaient les Nornes, déesses du Passé, du Présent et du Futur (c'est grâce à elles que la divination sera possible).
Un jour, Odin, le dieu aux corbeaux naquit (à ne pas confondre avec son ancêtre). Ygdrasil lui donna deux corbeaux, Freya, déesse de l'amour et de la fertilité lui offrit son cheval noir, puis Odin sauva deux loups qui ne le quittèrent jamais. Pourtant, il ne pouvait renoncer à son désir le plus cher : apprendre le secret des runes ("rune" signifie mystère) et le diffuser. Mais les dieux ne pouvaient avoir accès à ce savoir protégé. Odin demanda aux Nornes qui posèrent des conditions. Il devait faire un sacrifice d'un oeil, pour regarder dans la fontaine Mimir, représentant l'intelligence et la sagesse, et, après, il devait se faire pendre par les dieux pendant neuf nuits. Odin réussît ces terribles épreuves et il connut alors le secret des runes. Il eut deux fils : Thor, dieu de la force guerrière (souvent représenté avec un marteau) et Tyr, dieu de la guerre.
D'autres dieux sont mentionnés dans les récits scandinaves, mais il serait trop long de les citer tous. De même qu'il n'est pas nécessaire de décrire le combat de la Fin des Temps (le Ragnarok), combat final entre les géants (issus de Ymir) et les dieux.

 (*) STURLUSON Snorri, L'Edda, datant du XIIIème siècle.

 3) Origine de l'écriture runique

On ne connaît pas exactement quand et d'où est venue l'écriture runique : son utilisation était strictement sacrée, et n'importe qui ne pouvait l'utiliser. L'hypothèse la plus probable est qu'elle découle de l'écriture de Hallristinger, utilisée pendant l'âge du bronze, chaque signe ayant une signification religieuse. On suppose que l'écriture runique est née en Scandinavie, du fait du nombre important de stèles runiques et d'objets représentant ces runes trouvées (les runes, anguleuses, étaient faites pour être gravée dans du métal, de la pierre ou du bois).
Chaque rune représentant une divinité ou un symbole, elles portent un nom qui leur est propre. Et la première lettre de chaque nom permet de constituer un alphabet. Cet alphabet est composé de 24 lettres, et il s'appelle "futhark", par juxtaposition des six premières lettres de cet alphabet. Quand il entra en Grande-Bretagne, il subit une modification, pour donner le "futhork" anglo-saxon, du fait d'une adaptation linguistique : d'autres runes furent inventées, ressemblant fortement aux anciennes, et le total fut 33 runes. Au IXème siècle, un autre futhark fut inventé, et appelé nouveau futhark, en opposition à l'ancien futhark. C'était, en fait, une simplification du futhark originel avec 16 runes. Sur les pierres runiques, on peut voir ces symboles, mais, souvent, ils ne sont pas rigoureusement pareils : ils peuvent être plus arrondis, ou plus anguleux.
Mais pour ce qui est de l'utilisation des runes dans un but sacré ou magique, on a toujours employé le futhark ancien, plus proche des dieux, et constituant une entité. Jusqu'au XIIème siècle les scandinaves utilisaient le futhark, résistant face à l'alphabet latin. Avec l'arrivée de la religion chrétienne, qui interdisait formellement les pratiques païennes, il tomba dans l'oubli (au moins officiellement). Après, il fut utilisé, malheureusement, par Hitler (la croix gammée est en fait un "svastika", signe utilisé dans l'écriture de Hallristinger...). Ainsi, les runes furent-elles délaissées, jusqu' à ce qu'elles ne se s'assimilent plus à Hitler. C'est à partir de 1980 que l'on vit un regain d'intérêt pour les runes, spécialement appliquées à la divination.

II Les runes,
mystère d'aujourd'hui

 1) La runologie (*)

Les runes sont des intermédiaires entre les hommes et les dieux. Chaque rune symbolisant une force cosmique, il ne faut pas utiliser les runes sans comprendre les forces qu'elles représentent : on peut vite arriver à l'inverse de ce que l'on veut faire. Ainsi, pour devenir un maître des runes, il faut apprendre et s'initier patiemment à la pratique des runes. Il faut réussir à utiliser au mieux son intuition, en utilisant la mythologie scandinave : par exemple, parler aux Nornes, qui sont très utiles pour se renseigner sur le passé, le présent et l'avenir. Il faut accepter l'idée qu'il y a un certain destin qui contrôle les hommes, mais que ce destin peut plus ou moins être modifié (la 25ème rune, la rune blanche, symbolise le destin).
La runologie peut être pratiquée suivant différentes méthodes : on choisit la méthode la plus adaptée à soi. La plus ancienne est un "lancer de runes" : sur un drap blanc, on lance les 25 runes et on en choisit, par exemple, trois au hasard; ces trois runes sont ensuite disposées devant soi, dans l'ordre du tirage et dans le sens qu'elles avaient. La méditation est très importante et, avec la question posée et la configuration runique proposée, il faut essayer de comprendre le problème et le résoudre, les trois runes schématisant le passé, le présent et le futur. Une pratique plus commune de nos jours est un simple tirage de runes, déposées dans un sac et mélangées. La méthode ensuite à suivre est la même. Mais, pour une bonne interprétation, il faut absolument connaître par coeur les 25 runes, avec leurs significations. C'est pourquoi la liste en est faite ici.

 (*) Runologie : science de divination par les runes.

 2) Signification de chaque rune

Les runes du futhark ancien sont divisées en trois groupes : chaque groupe se nommant "oett" suivi de la première rune du groupe.

OETT DE FREY : ces runes sont liées au monde matériel.

OETT DE HAGEL : ces runes représentent les forces élémentaires.

OETT DE TYR : ces runes donnent encore des conseils sur la vie.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Feoh : la divinité concernée est le dieu Frey, dieu de la fertilité et frère de Freya. Le sens peut être la richesse ou succès. La croissance est favorisée.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Ur : cette rune représente l'aurochs. C'est le pouvoir, la force et la virilité. La vitalité et le désir d'initiative se font sentir.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Thorn : Thor est associé à cette rune. C'est la force guerrière mais aussi la protection. Cette rune représente probablement le marteau de Thor, symbole de guerre. On retrouve souvent cette rune gravée sur des boucliers.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Os : cette rune représente la bouche, et donc aussi la parole. Tout le savoir, dans les temps anciens, se transmettait oralement. Il est alors naturel qu'elle signifie sagesse et communication.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Rad : elle veut dire "roue", c'est-à-dire qu'il y a un déplacement, ou un changement en cours.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Ken : c'est le flambeau, la torche. Elle signifie espoir et inspiration. La situation peut se clarifier.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Gyfu : elle représente un cadeau, un don. Les alliances et les cadeaux doivent ne pas hésiter à ce faire. Ainsi, les associations amicales sont très favorisées.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Wynn : elle signifie la joie et le bonheur. Par conséquent, tous les projets sont favorisés.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Hagel : cette rune est liée à l'air, au vent, à la grêle. Le climat est donc très instable

_feoh.jpg (1667 bytes)

Nyd : elle montre la nécessité, le besoin. La prudence doit donc être présente.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Is : elle signifie la glace. Les projets sont arrêtés, tout semble gelé, rien n'est favorisé.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Gar : elle représente la terre, la récolte. Cela peut valoir dire que les projets doivent attendre, ou que la récolte est à faire dès maintenant.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Eoh : elle rappelle l'if, l'arbre Ygdrasil. La mort est peut-être à mettre en relation avec elle, mais c'est plutôt une renaissance qui est en cours.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Peorth : cette rune est associée au jet de dés. La chance peut être favorisée.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Eolh : elle évoque l'élan. C'est en fait l'esprit et la volonté.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Sigel : elle représente le soleil. La santé est au rendez-vous, comme la force de la vie.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Tyr : fils d'Odin, Tyr est dieu de la guerre. Le courage est associé à cette rune, tout comme l'honneur, la confiance et la fidélité.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Beorc : elle signifie le bouleau. Le bouleau était très présent dans les religions païennes. C'est la croissance, la fertilité qui sont favorisées.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Eh : elle représente le cheval, symbole de voyage. Elle sous-entend des changements, des déplacements.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Man : le sens est ici facile à saisir, puisqu'il s'agit de l'humanité. Les liens familiaux sont favorisés.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Lagu : elle est associée à l'eau. Ainsi, ce sont les émotions qui sont concernées.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Ing : c'est en rapport avec le dieu Ing. Cette rune indique l'accomplissement, la réalisation.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Daeg : elle signifie le jour. Elle est bénéfique, mais évoque des changements.

_feoh.jpg (1667 bytes)

Odal : elle est ce que l'on possède. Cette rune est la dernière de l'alphabet, et elle se rapproche de la première (la richesse).

 

 

 LA RUNE WYRD

 

 

_feoh.jpg (1667 bytes)

Wyrd : elle signifie le destin incontrôlable.

III Des runes
à l'univers de
TOLKIEN

 1) Les écritures elfiques et naines

Tolkien, philologue, diplômé de l'Université d'Oxford, a passé toute sa vie à étudier les langues, surtout les anciennes langues anglo-saxonnes. Grâce aux mythologies nordiques et à son immense talent, il a inventé un immense monde médiéval-fantastique, appelé "Terres du Milieu" (on retrouve ce terme dans la mythologie scandinave). L'épopée la plus grandiose est sans conteste Le Seigneur des Anneaux. Mais ce qui nous intéresse, ce sont les recherches effectuées pour véritablement créer des langages.
Le langage nain, constitué de lettres très anguleuses, est utilisé pour graver des messages secrets sur des parois, ou des portes. On retrouve donc le mystère qui est lié aux runes (comme la carte, dans Bilbo le Hobbit, qui explique le lieu de la Montagne Solitaire). Si l'on observe bien ces signes, on découvre une parenté très visible avec le futhork anglo-saxon. L'Angerthas fut une écriture utilisée par les nains pour graver les pierres tombales.
L'écriture elfique, par contre, a des lettres beaucoup plus harmonieuses et fines, car les elfes étaient des experts dans la création d'objet d'art et étaient d'excellents artisans. Mais ce qui est surprenant, pour la langue elfique, c'est son étonnante évolution au cours du temps : plus il y a eu des dispersions au sein de la race elfique, plus il y a eu des changements dans leur langue, le vocabulaire changeant également.
Et quand on réfléchit et que l'on se dit que c'est un univers créé, on a du mal à le croire, tellement la recherche et la création ont atteint une quasi-perfection.

 2) La mythologie élaborée par Tolien

Tolkien, par ses études mythologiques, a su créer un monde, qui se rapporte à l'histoire de notre peuple. En effet, les rapports de la Terre du Milieu, avec l'Edda et avec la légende de Béowulf ne sont-ils pas des liens qui nous relient à la réalité? Le créateur de ce Monde a réussi à nous faire évader de notre monde trop matérialiste : il nous laisse rêver à un monde fantastique et beau, mais ayant ces dangers. Plus qu'un conte, c'est une évasion qui permet une remise en question de nous : on a besoin de croire à des divinités. Ainsi, cela nous offre ce qui nous manque peut-être le plus aujourd'hui, c'est -à-dire la spiritualité.
Toute mythologie est bonne à étudier car elle montre souvent des aspects philosophiques, symbolisés par des créatures et des êtres. L'intérêt de la légende est de mettre en valeur, sous une forme originale, une vérité fondamentale. Nul ne connaît l'origine de la mythologie scandinave, mais les symboles qu'elle colporte sont autant de valeurs que l'Homme possède. Et ce que Tolkien a réussi, c'est de toucher le lecteur au plus profond de lui et de lui montrer l'essence même de la vie, sous une forme symbolique. Le Monde créé est si proche de la perfection que l'on considère qu'il peut exister réellement, tout en comprenant les caractéristiques qui lui sont propres.

Conclusion

 Conclusion

Les runes, formidable écriture mystérieuse et originelle, nous ont permis une renaissance : plus proche de nous-même, on se comprend mieux avec l'observation des diverses cultures qui nous ont formées. Les runes peuvent également être considérées comme une base de l'écriture.
Mais, surtout, cette écriture étant très attachée à la mythologie scandinave, la recherche qu'il faut faire pour les comprendre est en fait une quête philosophique st spirituelle qui permet de sortie d'un monde trop matérialiste, où il y a un vrai manque de religion.
Et le retour à la runologie et à la runomancie permet une prise de position spirituelle. Lorsque l'on étudie les runes, on s'aperçoit que chaque symbole est une force cosmique, l'analyse du futhark montre bien des conseils philosophiques donnés par la mythologie. Ainsi, comme dans l'Inde ancienne, ces écritures sont plus utilisées pour prodiguer des conseils spirituels et pour guider celui qui veut s'initier.
On retrouve la même symbolique dans l'univers que Tolkien a créé, et, en plus de l'évasion, il y a cette profondeur qui représente un bout de la Vérité. Mais nombre de gens ne voient pas au-delà de l'histoire, ce merveilleux conte qu'est Le Seigneur des Anneaux. Pourtant les recherches entreprises par l'auteur sont colossales et la vie bien remplie de J. R. R. Tolkien n'a pas suffi (son fils Christopher essaie de continuer son oeuvre). Ceci nous montre que les légendes et les contes ne sont pas morts et sont autant de marches d'escaliers qui nous aident à monter vers une recherche spirituelle, dont a besoin toute civilisation équilibrée.

Bibliographie

 Livres

- COMTE Fernand, Les grandes figures des mythologies, Paris, Bordas, Septembre 1988, 256 pages, Les compacts.
- C
OTTERELL Arthur, Encyclopédie illustrée des mythes et légendes du monde, Paris, Solar, Octobre 1990, 260 pages, n°1741.
- D
E BOÜARD Michel, Les Vikings, Paris, Hatier, 288 pages, n°948.
- D
UMEZIL Georges, Du mythe au roman, la saga de Hadingus et autres essais, Paris, Quadrige/PUF, 3ème édition, Avril 1987, 208 pages, "Hier", n°32793.
- H
IGOUNET Charles, L'écriture, Paris, Presses Universitaires de France (PUF), 8ème édition, Octobre 1990, 126 pages, Que sais-je?, n°653.
- R
ONECKER Jean-Paul, ABC des Runes, la magie de leurs pouvoirs, Paris, Jacques GRANGER, Février 1993, 283 pages, n°499.
- T
ACITE, La Germanie, Paris, Les belles lettres, 3ème tirage, 1967, 112 pages, Universités de France, n°1426.
- T
OLKIEN John Ronald Reuel, Bilbo le Hobbit, Paris, Stock (Hachette), 1980, 400 pages, Le livre de poche, n°155.
- T
OLKIEN John Ronald Reuel, Le Seigneur des Anneaux, Paris, Gallimard, Juillet 1987, 3 volumes, 1280 pages, 1000 Soleils.
- T
OLKIEN John Ronald Reuel, Le Seigneur des Anneaux, appendices et annexes, Paris, Christian Bourgois, Mai 1990, volume 4, 222 pages.
- T
OLKIEN John Ronald Reuel, Le Silmarillion, Paris, Christian Bourgois, Juin 1989, 366 pages.
- T
OLKIEN John Ronald Reuel, Contes et légendes inachevés, Paris, Christian Bourgois, Mars 1988, 3 volumes, 626 pages, n°s 2896 2897 2898.
- T
OLKIEN John Ronald Reuel, Fäerie, Paris, Christian Bourgois, 1987, 214 pages, 10/18, n°1243.
- W
ILLIS Tony, Les Runes, art divinatoire des peuples nordiques, Paris, Flammarion, Février 1989, 164 pages, n°0038.

 Revues

- DILLMANN François-Xavier, "Les runes, l'écriture des Vikings", Les dossiers d'archéologie, Les Vikings, n°170, L5957, Avril 1992, pages 20-29.
- K
LOCZKO Edouard, "Les langues elfiques", GRAAL , Hors Série n°1, M2411, 1H, Décembre 1988, pages 14-78.



Remarque
Ce mémoire a été réalisé pendant l'année scolaire 1993/1994,
dans le cadre de l'IUT informatique d'Orsay (1ère année),
matière "techniques d'expression".
Le thème était libre.
 


Page mise à jour le 1 mai 2002